Quand je serai grand, je veux devenir glacier

Publié le 05/10/2019 par audrey
SPORT
Piste Olympique de bobsleigh La Plagne

La piste olympique de bobsleigh de La Plagne, unique en France, cache en son sein des hommes au savoir-faire inégalable. Bien souvent invisibles, ce sont pourtant eux qui rendent l’expérience possible. Rencontre avec l’un de ces « hommes de l’ombre », David, glacier d’état.

Arrivé à la piste de La Plagne il y a 18 ans, David a une certaine expérience de la glace. Si on le cherche, il est dans le virage n°10, là où se joue la vitesse de la descente. A force de rabot, d’arrosage et de matchone, les 19 virages sont travaillés au cordeau, et c’est ça qui lui plaît : « Travailler dur pour un résultat plein de finesse, faire partie de ces travailleurs de l’ombre et du froid… si on nous oublie, c’est que tout se passe bien ».

Il n’existe pas d’école de glaciers, pas plus de tutos sur internet ; ici tout se transmet d’homme à homme et si la condition physique est de mise, l’esprit d’équipe est un impondérable. On estime à environ 200 le nombre de glaciers dans le monde et peu ont l’expérience internationale de David. Passé par Vancouver pour les JO, il s’est ensuite rendu Sotchi et à Pyeongchang pour l’homologation olympique avec l’ensemble de l’équipe de La Plagne. Chaque nation possède ses techniques ; chaque piste réclame une attention presque affective. Mais la piste plagnarde n’a pas d’égale aux yeux du glacier. Particulièrement technique, ce serpent glacé d’1.5 km est dompté chaque hiver pour les sportifs et les touristes.

Et parce que David est un ‘jusqu’au boutiste’, l’été dans les Landes… il vend des glaces !

 

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