Paroles de Plagnards

Publié le 25/05/2021 par
Sophie Planque
EN COULISSES
Panorama St Jacques La Plagne
La Plagne Vallée
Panorama de La Plagne coucher de soleil
Village de Plagne 1800 en Tarentaise

Qui peut mieux décrire nos montagnes que celles et ceux qui ont choisi de venir s’y installer définitivement ? Partir à la rencontre des habitants des villages de La Plagne, c’est se plonger dans leurs univers, leurs passions et comprendre avec eux pourquoi ces paysages et reliefs sont si précieux et inspirants au quotidien. Et surtout, pourquoi n’en sont-ils jamais repartis !

Mathias, une autre approche de la montagne

Mathias, une autre approche de la montagne

En hiver comme en été, difficile de ne pas croiser le chemin de Mathias le musher. Arrivé de Lyon en 1995, il cherchait à développer son activité de chien de traineaux. L’opportunité s’est présentée à Montalbert. C’est là qu’il a posé ses traineaux et commencé à proposer aux vacanciers une expérience inoubliable. D’abord en saison, puis enfin à l’année, le cadre de vie et le paysage l’en a décidé.
 
Malabar, biscoto, Pif, Beurk, Alpine, Chipie, Shark, Artemis… Plus que les sommets, ce qui lui est le plus cher, ce sont ses chiens. Il en a une centaine, entre les retraités, les chiots et les adultes surexcités lorsqu’il sort un harnais. Il élève, dresse et garde ses chiens jusqu’au bout. C’est une relation « à la vie à la mort » comme il aime le spécifier. C’est un lien très fort qui les unis, celui du travail et de l’amitié, la complicité dans l’effort et le loisir. Ses chiens sont sa famille et son travail, c’est un tout.

Le musher aime à dire qu’il « consomme » la montagne autrement. C’est une autre approche, un autre point de vue sur le grand blanc. Cheminer avec une meute, c’est se rapprocher d’un certain romantisme.  Mais n’allez surtout pas parler de virée romantique à Mathias ! Ses yeux pétillent pourtant lorsqu’il parle de sa passion et de ce bonheur quotidien à partir en montagne. Son bureau, son environnement, il ne l’échangera pour rien au monde. Parole de musher.  

 

Agnès, quand la montagne vous pousse à la poterie

Agnès, paroles de plagnards

Si un jour vous montez sur la Plagne, vous pourriez apercevoir sur le bord de la route un signe « poterie » indiquant la maison d’Agnès. En vous ouvrant ses portes, Agnès vous ouvre celles de son univers que nous avons eu grand plaisir à découvrir.

Agnès est belge. Elle n’a jamais vraiment connu la montagne ou encore la neige depuis son plat pays. Jeune adulte, elle travaillait pour une chaîne hôtelière et a eu l’opportunité de venir à La Plagne. Elle a sauté sur l’occasion. En voulant apprendre à skier, elle a rencontré l’homme de sa vie. Elle décide alors de s’installer ici en montagne, elle quitte tout.

Après avoir fondé une famille, et s’être imprégnée des sommets en faisant de l’alpinisme, du ski et de l’escalade, elle quitte l’hôtellerie et se lance dans la poterie. C’était un appel du cœur, une volonté de créer qu’elle a ressenti en côtoyant les savoyards. Ici, l’environnement est si apaisant que l’on parvient très vite à se projeter sereinement sur ses projets de vie. Elle aime à dire que c’est la montagne qui l’a poussé à faire de la poterie. Cet amour pour la terre, les couleurs changeantes des montagnes, ses fleurs… Plus que de pratiquer la montagne, Agnès aime aujourd’hui juste « être » en montagne et vivre parmi les éléments. Que ce soit à pied, à ski, elle trouve la plénitude en étant au cœur de la montagne. C’est ce qu’elle souhaite partager, cet amour simple et ces sensations que l’on retrouve quand on vient ici.

Elle incite quiconque à venir expérimenter ce qu’elle vit au quotidien. Un apaisement, la sérénité, la reconnexion avec la nature et avec soi. Ce que l’on retrouve dans ses poteries !

Fanny, citadine jusqu’au bout !

Fanny, citadine jusqu'au bout

On peut aimer la ville, ne pas faire de ski ou bien de randonner et pourtant choisir de venir habiter en montagne. C’est le cas de Fanny, originaire du Nord de la France. Elle était directrice à la tête de plusieurs agences et de plus de 80 employés dans la région de Lille. Une citadine, working girl, qui ne connaissait pas la montagne et qui n’était « pas du tout montagne » comme elle le dit elle-même.

Et puis elle a rencontré l’amour à Lille et cet homme l’a fait déménager d’abord sur Annecy, où elle a continué son rôle de directrice. Et puis elle a tout quitté en 5 mois pour ouvrir une première boutique à Aime. Quand on travaille trop longtemps pour les autres, on a envie un moment donné de faire quelque chose pour soit, dit-elle. Alors elle lance un concept store de prêt à porter, là où il n’y a que des boutiques outdoor. L’affaire fonctionne bien et elle déménage dans un nouveau local, un vieux garage, c’était le coup de foudre pour Fanny.
C’est aujourd’hui son petit paradis de création, un lieu de rencontre, d’échanges, de partage, le rendez-vous des copines.

Fanny reste une citadine dans l’âme mais elle l’avoue, elle ne pourra plus jamais quitter cette vallée. Au bout de 11 ans, le décor la magnétise. Ce cadre de vie, cet environnement, la lumière lui apporte une sérénité telle que la création se développe sans encombre. Pour rien au monde elle ne partira d’ici. Mais pour rien au monde elle ne se mettra au ski non plus !

 

Claude, nivologue

Claude, nivologue à La Plagne

Claude est un peu à La Plagne ce que le Beaufort est à la Tarentaise… Un incontournable, un pilier. Et quand on l’aperçoit le sourire fier sous sa moustache, impossible de ne pas lui lancer un franc bonjour qu’il nous rend volontiers. On peut dire que Claude est un pionnier et l’un des experts référents en matière de neige.

Originaire de Strasbourg, c’est dans les Vosges qu’il commence à prendre goût aux sports d’hiver et à la quatrième saison, tout simplement. Tombé amoureux de sa femme puis de la montagne – ou bien de la montagne puis de sa femme - si elle est présente quand il en parle, il rejoint La Plagne voilà maintenant plus de 35 ans. Un grand défi pour lui qui se voyait plus dans une carrière de chimiste à Strasbourg.

À cette époque, difficile de se faire une place quand on n’est pas plagnards nous concède-t-il, mais à force de persévérance et à montrer son attachement à cette montagne, on lui donnera finalement sa chance. Monsieur Marzolf, alors directeur du service des pistes lui propose d’étudier la neige, un poste qu’il occupe encore aujourd’hui avec passion.

Claude aime à penser que la montagne rend humble, face à son immensité, face à la loi qu’elle impose, à tous ces éléments qui nous surplombent depuis La Plagne. Quand on vient à la montagne, on change. Claude en est un bon exemple.

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