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Le grand bleu

L’euphorie d’un dépaysement complet, à seulement 10 minutes de la première gare SNCF ? C’est possible à La Plagne grâce à son identité géographique si singulière entre rivière, alpages, forêts et haute altitude.
Au fil des courbes de niveau, le contraste est spectaculaire : les tumultueux cours d’eau et le paysage champêtre aux faux airs de campagne irlandaise laissent place à des reliefs vertigineux, dignes du Grand Ouest américain. Pour deux heures de balade rafraîchissante, une descente de l’Isère, ou un trip en bivouac avec sac-à -dos, à chacun ses explorations selon ses envies d’inattendu.
Le Grand Canyon, avec option trempette
Au fil de la descente de l’Isère en rafting ou en hydrospeed, la rivière se rétrécit, passagèrement engoncée entre d’imposantes falaises, il s’agit des gorges de la Pucelle. Le paysage se transforme et donne cette impression étrange d’avoir changé d’univers en quelques minutes.
Le cadre est féerique et l’eau se fait plus calme ; les bassins turquoise sont l’occasion de s’accorder une pause en quittant le raft pour nager dans ce décor naturel incroyable ; les plus téméraires peuvent même sauter de plusieurs mètres de hauteur depuis le surplomb.
Les vestiges antiques, avec tuto
Porte d’entrée géographique de La Plagne, la ville d’Aime fait aussi figure de portail temporel pour remonter les siècles. Axima est l’ancien nom de la commune, qui fut une capitale de province au temps de la Rome antique.
Aujourd’hui, non seulement des fouilles sont régulièrement entreprises mais Fabien Thevenon, jeune doctorant à l’université Lumière Lyon 2, y a posé ses valises pour trois ans, avec deux missions : retracer la vie quotidienne de l’époque et inventorier les pièces collectées localement depuis les années 70.
Il rencontre également le public en saison estivale pour échanger sur ses recherches.
Le Canada, sans les moustiques
Sans ours ni sirop d’érable non plus, mais avec une indéniable vibe canadienne qui tient à l’immensité sauvage du vallon glaciaire classé de Champagny-le-Haut.
Un plateau verdoyant à perte de vue, encadré par les montagnes et surplombé par les glaciers. C’est LE paradis des randonneurs (et des bouquetins) grâce à un accès privilégié au Parc national de la Vanoise.
À l’entrée du vallon, le camping Huttopia a ajouté sa touche au tableau, avec de jolis chalets pointus disséminées dans la forêt et des tentes aménagées avec terrasse.
Objectif lune, mais dans un OVNI

La lune ? C’est le toit de La Plagne, le sommet Live 3000, à 3 080 m d’altitude. Un univers minéral et une vue à 360° sur les massifs alpins et le mont Blanc. L’OVNI ? C’est Aérolive, une télécabine sans parois pour une montée contemplative, cheveux au vent. Unique au monde.
La pĂŞche au large, tout sauf intensive
Pour lancer leurs lignes, amateurs et passionnés ont l’embarras du choix : La Plagne compte quatre lacs naturels à plus de 2 000 m d’altitude, deux sur le Versant du Soleil (Presset et Portette), et deux sur le versant nord (Carroley et Etroits).
Le saumon de fontaine et la truite fario sont les poissons les plus répandus dans ces étendues d’eau préservées. Pour une version "eaux-vives", les rives de l’Isère et du Doron de Bozel en vallée sont d’excellent spots aussi. La pratique est très rigoureusement encadrée et la carte de pêche spécifique « Savoie » est obligatoire.
Le chiffre du jour
C’est le nombre de refuges sur le territoire de La Plagne, dont deux labelisés "Esprit par national de la Vanoise". Le refuge du Plan des Gouilles, accessible depuis Champagny-en-Vanoise fête ses 50 ans cet été.
Perchée à 2h30 de marche de la civilisation, sa gardienne Sabrina orchestre seule l’accueil des randonneurs, la cuisine, le service, le ménage... Le tout sans eau courante, sans électricité, ne parlons pas du wifi… Elle raconte ce quotidien au fil d'une interview sonore instructive !




